1) Commencer par le marché, pas par le coup de cœur
Avant d’acheter, prends 10 minutes pour vérifier si le véhicule se vend réellement. Regarde les annonces comparables (même modèle, finition, kilométrage, énergie, boîte), observe la fourchette de prix et surtout le niveau d’équipement qui part le plus facilement. Tu veux un marché lisible : si les prix sont incohérents ou si les annonces stagnent, c’est souvent un signal.
À vérifier rapidement :
• Prix “médian” des annonces comparables,
• Prix des véhicules “propres prêts à partir”,
• Différence entre un véhicule moyen et un véhicule très bien présenté (création de valeur possible).
2) Chiffrer les coûts avant de chiffrer la marge
La marge se sécurise en additionnant les coûts avant d’acheter. L’idée, c’est de transformer une estimation vague en budget réel. Plus tu es précis, plus tu sais jusqu’où aller en négociation.
Les coûts à intégrer (souvent oubliés) :
• Remise en état (entretien, pneus, freins, batterie, distribution si concernée),
• Esthétique (débosselage, jantes, polish, nettoyage intérieur),
• Logistique (transport, convoyage, carburant),
• Administratif (documents, WW si besoin, duplicatas),
• Garantie / SAV (même en provision moyenne),
• Immobilisation (si financement ou stock qui dort).
3) Fixer le prix de sortie avant le prix d’achat
La méthode la plus efficace : tu pars du prix de revente plausible, tu retires les coûts, tu retires la marge cible, et tu obtiens ton prix d’achat maximum. Ça évite l’erreur classique : acheter au feeling puis “espérer” faire passer le prix.
Formule simple :
Prix de vente cible – (coûts totaux) – (marge cible) = prix d’achat maximum
4) Acheter “propre” vs acheter “à refaire”
Acheter un véhicule déjà propre sécurise la rotation, mais la marge peut être plus serrée. Acheter “à refaire” peut augmenter la marge, à condition de maîtriser la remise en état (coût + délai). Dans tous les cas, le piège, c’est d’empiler plusieurs inconnues à la fois.
À retenir
Un achat rentable se construit avec une routine : marché → coûts → prix de sortie → prix d’achat max. C’est ce cadre qui permet de faire du volume sans perdre en rentabilité.
