Les signaux d’un véhicule “rotatif”
Un véhicule à forte rotation coche généralement plusieurs critères : il répond à un besoin large et immédiat, il est simple à comprendre, et son prix est dans une zone active du marché.
À repérer avant d’acheter :
• Cible large (famille, jeune actif, artisan…),
• Finition vendable et facile à présenter,
• Marché lisible (beaucoup de comparables),
• Coûts prévisibles (peu d’inconnues mécaniques),
• Valeur perçue forte (propreté, options utiles, dossier complet).
Suivre la rotation avec des indicateurs simples
Tu n’as pas besoin d’un logiciel complexe pour piloter efficacement ton stock. Un tableau de suivi clair et régulièrement mis à jour suffit largement pour comprendre ce qui fonctionne… et ce qui immobilise inutilement ta trésorerie. L’indicateur clé à suivre est le délai de rotation, c’est-à-dire le nombre de jours entre l’entrée d’un véhicule en stock et sa sortie effective (vente). Plus ce délai est court, plus le véhicule contribue positivement à la trésorerie et à la rentabilité globale.
Pour aller plus loin, il est essentiel de segmenter ton analyse. Classe chaque véhicule selon des critères simples mais pertinents :
- Segment (citadine, compacte, SUV, utilitaire, premium),
- Energie (essence, diesel, hybride, électrique),
- Type de boîte (manuelle / automatique),
Tranche de prix ou budget cible.
Très rapidement, ce suivi fait apparaître des tendances claires. Tu identifies les modèles qui se vendent vite, ceux qui stagnent, et surtout les combinaisons gagnantes (par exemple : SUV diesel automatique sous un certain budget, ou utilitaires légers bien équipés).
Les erreurs qui cassent le turnover
Souvent, ce n’est pas le véhicule qui est mauvais, c’est le positionnement :
• Prix trop haut au lancement,
• Annonce faible (photos / descriptif),
• Préparation trop lente,
• Défauts esthétiques non traités.
À retenir
Le bon stock n’est pas le plus impressionnant : c’est celui qui sort. Acheter du turnover, c’est acheter de la liquidité.
