1. Le prix d’achat : point de départ de la rentabilité
Le prix d’achat ne doit jamais être défini uniquement par rapport à l’offre proposée, mais par rapport au prix de sortie réaliste.
Avant d’acheter, pose-toi trois questions :
- À quel prix ce véhicule se vend-il réellement sur mon marché ?
- En combien de temps sort-il en moyenne ?
Quels coûts vais-je devoir absorber ?
La bonne méthode consiste à partir du prix de vente cible, puis à remonter vers le prix d’achat maximum acceptable.
Formule simple : Prix de vente estimé – Remise en état – Frais annexes – Provision SAV – Marge cible = Prix d’achat maximum Sans ce calcul, tu achètes à l’intuition. Avec lui, tu achètes avec un cadre.
2. Le prix de vente : entre positionnement et rotation
Fixer un prix trop haut immobilise le véhicule. Trop bas, il détruit la marge.
Le bon prix dépend :
- Du niveau d’équipement,
- De l’état réel,
- Du kilométrage,
- De la concurrence locale,
- De la perception du modèle sur le marché.
Un véhicule “propre prêt à partir ” peut être positionné légèrement au-dessus du marché si la valeur perçue est forte. À l’inverse, un véhicule moyen devra être plus agressif pour générer des contacts.
3. La notion d’équilibre : marge vs délai
Un véhicule vendu rapidement avec une marge raisonnable est souvent plus rentable qu’un véhicule immobilisé longtemps avec une marge théorique plus élevée.
À intégrer dans la réflexion :
- Coût d’immobilisation,
- Trésorerie bloquée,
- Risque mécanique croissant avec le temps,
Perte d’attractivité d’une annonce trop ancienne.
Parfois, ajuster le prix rapidement protège davantage la rentabilité globale que défendre un prix trop ambitieux.
4. Une approche structurée pour sécuriser l’opération
Pour éviter les dérives, adopte une routine :
- Analyse marché rapide,
- Estimation budgétaire des coûts,
- Définition d’un prix de sortie réaliste,
- Calcul du prix d’achat maximum,
Ajustement stratégique si le véhicule ne tourne pas.
Cette méthode simple permet de prendre des décisions cohérentes, même en volume.
À retenir
Le bon prix n’est pas celui qui te plaît : c’est celui qui vend. Le pilotage achat/vente est ce qui fait la rentabilité sur une année.
